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L’exégèse des lieux communs – Léon Bloy

Quoi de plus réjouissant que ce petit ouvrage de Léon Bloy qui, segmenté en courts articles, se lit d’autant plus aisément que chaque nouvel article est un délice !

Bloy se met en tête, en rédigeant cet ouvrage, de disséquer le langage, d’autopsier les formules toutes faites pour en rechercher le sens caché. De cette façon, le lecteur est emporté par le torrent amer d’une ironie grinçante qui renverse tout sur son passage, et met les mots sans dessus-dessous, sur fond de critique radicale de la société bourgeoise. Si la radicalité du point de vue de l’auteur peut en rebuter certains, il reste que cette orientation a pour vertu d’éviter l’écueil du nihilisme auquel se heurtent nombre de cyniques parmi nos contemporains. Et que derrière le pamphlet apparaît la lumière d’un idéal profond et sincère.

Si certaines expressions nous apparaissent un peu datées désormais, « La médecine est un sacerdoce », « Il faut hurler avec les loups », les autres nous sont bien plus familiers. Bien avant Bourdieu, et les sinistres sociologue qui le suivirent, Bloy cherche se qui se cache derrière le langage de manière absolument jubilatoire ce qui rend cette ouvrage irrésistible.

Comme quoi, il faut bien tourner sept fois la langue…

« Être dans les nuages.

Aimer autre chose que ce qui est ignoble, puant et bête ; convoiter la Beauté, la Splendeur, la Béatitude ; préférer une œuvre d’art à une saleté et le Jugement dernier de Michel-Ange à un inventaire de fin d’année ; avoir plus besoin du rassasiement de l’âme que de la plénitude des intestins ; croire enfin à la Poésie, à l’Héroïsme, à la Sainteté, voilà ce que le Bourgeois appelle « être dans les nuages ». D’où il suit que les nuages sont une espèce de patrie-omnibus pour

 

Suggéré par Damien

 

Les mots que j’aime – Philippe Delerm

Philippe Delerm, dans un style toujours très agréable et léger, fait une liste de ses mots préférés et raconte leur histoire. Il y a les mots que l’on se dit en chuchotant, dans le creux de l’oreille, et puis il y a ceux qu’on finit par lâcher parce qu’on ne peut plus se contenir. Il y a ceux que l’on dit pour le plaisir, parce que leur saveur nous enchante.

Tous ces mots sont notre famille, ils forment notre patrimoine. Philippe Delerm les fait revivre avec une passion et une simplicité surprenantes.

 

Suggéré par Marc

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