LIBRAIRIE LA LISON

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Dans un univers où les chaînes de librairie sont reines, les librairies indépendantes parviennent encore à se faire une place.
C’est le cas de la Lison, du nom de la locomotive dans « La Bête humaine » de Zola, dont le mot d’ordre est convivialité et enthousiasme.

Dans un espace de 50 mètres carrés, le lecteur passionné peut parcourir des rayons comportant des œuvres diverses et variées, avec en prime les coups de cœur des libraires apposés avec soin sur quelques-unes de ces œuvres.
Un paradis pour tout lecteur affirmé cherchant à fuir le numérique.

Spécialement pour le prix, la Lison offre plusieurs lots :
– Des livres poche
– Des posters jeunesse
– Deux agendas 2017
– Une silhouette Mickey Mouse géante pour les fans de Disney

Et bien d’autres petites surprises…

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Georges J. Fery — « Le Masque bleu »

 

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature!

J’écris depuis plus ou moins deux ans, mais n’ai commencé « sérieusement » que depuis quelques mois (je veux dire par là qu’avant je ne faisais que commencer sans finir). Je lis depuis que j’ai 8 ans, mon amour pour la littérature ayant commencé avec la saga Harry Potter.

  • Un auteur, un roman, un personnage favori?

Si je devais choisir un auteur, ce serait sans doute Alfred de Musset pour son talent et son histoire personnelle. Mon livre favori est De la Terre à la Lune de Jules Verne pour son mélange de détails scientifiques, historiques, son humour et le fait que je le considère comme l’un des premiers romans de science-fiction.
Quant à mon personnage favori, je pense qu’il s’agit de Sherlock Holmes, avec son attitude à n’y rien toucher et son attention constante aux détails.

  • Un genre littéraire préféré?

Mon genre favori est le fantastique et plus précisément le Gothic Horror (Frankenstein ou les nouvelles de Poe par exemple) et le Cosmic Horror (Lovecraft).

  • Pourquoi as-tu participé au Prix?

Si j’ai participé au Prix, c’est parce qu’un de mes amis de fac va bientôt se faire publier et que je ne voulais pas trop me laisser distancer.

Rémi — « Labyrinthe »

 

  • Peux-tu te présenter rapidement ?

Rémi, étudiant EDHEC de 23 ans en année de césure, passionné de lecture et de voyages !

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature !

Je ne pourrai pas dire quand j’ai commencé à écrire puisque je n’écris que très peu (voire jamais). Ce que j’aime dans l’écriture, c’est créer un univers, y ajouter du suspense, une part de mystère et laisser l’histoire m’emporter. Je n’ai pas besoin de lire un style d’écriture très élaboré (le mien est d’ailleurs assez basique), je préfère une bonne histoire, comprendre le personnage et être au plus proche de ce que j’aurais pu ressentir si j’avais été dans sa situation.

  • Un auteur, un roman favori ?

J’adore Murakami. Chacun de ses romans m’hypnotise, en particulier « L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » et « 1Q84 ». Il invente des personnages toujours très étranges et réussit à me captiver malgré des romans très longs, parfois presque lents. Et j’adore le genre fantastique. C’est sûrement une autre des raisons pour lesquelles j’adore Murakami. Il apporte du fantastique, petites touches par petites touches, si bien que l’on ne sait pas si c’est une coïncidence ou la réalité.

  • Une citation qui te tient à cœur ?

Probablement une citation de Tchekhov : « Si un revolver apparait dans une histoire, à un moment donné, il faut que quelqu’un s’en serve. » Dans les romans, rien n’est laissé au hasard et il est toujours bon de se le rappeler.

  • Pourquoi as-tu participé au Prix ?

Pour m’amuser, évidemment ! Et pour rentrer dans le labyrinthe !

Émeraude Morice — « L’envolée »

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  • Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Emeraude, j’ai vingt-et-un ans et suis étudiante en première année à l’EDHEC Business School. J’ai grandi sous le soleil des Tropiques sur une île en forme de papillon située en mer des Caraïbes… la Guadeloupe! J’ai ensuite effectué ma classe préparatoire au lycée Lavoisier à Paris avant de réaliser une année cube à Commercia.
Sur mon temps libre j’adore lire et écrire des fanfictions, plus particulièrement de l’univers Harry Potter… Mes souvenirs d’enfance ne m’ont jamais abandonnée! Je me passionne par ailleurs pour la musique et joue au piano depuis l’âge de douze ans. Mon répertoire favori est classique mais je m’intéresse depuis peu à l’improvisation jazz et aux rythmes tango.
J’ai le goût du voyage et aimerais découvrir les pays asiatiques pour lesquels j’ai un réel attrait. J’ai d’ailleurs débuté l’apprentissage du mandarin cette année.

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature !

J’écris depuis l’âge de 14 ans où en classe de 3ème mon professeur de français m’a réellement donné le goût des Lettres. J’ai écrit plusieurs nouvelles depuis et quelques scènes de théâtre que j’avais en tête. Lire m’apaise, c’est l’un des seuls moments où je peux me retrouver avec moi-même, surtout cette année où les activités proposées par l’école de commerce ne manquent jamais. Écrire me permet de laisser s’exprimer mon imagination, c’est un moment privilégié.

  • Un auteur, un roman, un personnage favori ?

Mon roman préféré est À la Croisée des Mondes de Philip Pullman. Bien plus qu’un roman jeunesse, j’ai découvert en cette œuvre que je connais depuis l’adolescence plusieurs niveaux de lecture et la trouve aujourd’hui très philosophique.
Ce livre aborde des questions qui ont été jugées dérangeantes par des organisations chrétiennes lui reprochant son contenu antireligieux, cela parce qu’il évoquait l’origine du monde et des êtres naturels. Les livres originaux ont par la suite remporté plusieurs récompenses, en plus d’être devenus des succès littéraires, et sont aujourd’hui considérés comme des classiques de la littérature anglophone.
De plus, j’ai eu l’occasion en classe préparatoire d’étudier le Traité des correspondances de Swedenborg et n’en ai vu mon intérêt pour À la Croisée des Mondes que renouvelé. En réalité je trouve la thématique de la correspondance avec d’autres mondes fascinante : l’idée qu’il y ait des mondes dans des mondes qui sont l’image les uns des autres. Séraphîta de Balzac que j’ai récemment terminé prend également part à cette thématique d’après moi. Le Nord paressant toujours être le lieu où des événements inexpliqués ont cours. Séraphîta explique rationnellement les faits surnaturels, en les présentant comme des faits dont les causes nous échappent.

  • Un genre littéraire préféré ?

Je lis généralement de tout mais j’apprécie particulièrement les romans fantastiques et d’aventure.

  • Une citation qui te tient à cœur ?

« Le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. […] J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui. » Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour.
Cette citation me rappelle l’importance d’être vrai et l’importance du moment présent. Je la trouve magnifique stylistiquement parlant mais également au niveau du message porté qui est d’embrasser son imperfection humaine et de vivre sa vie sans réserve, sans courir le risque de se perdre dans la recherche du « toujours mieux » et du « toujours plus », qui par essence ne pourra jamais rimer avec bonheur.

  • Pourquoi as-tu participé au Prix ?

J’ai participé au Prix Edhec Littérature pour me faire plaisir, car il y avait longtemps que je n’avais rien écrit. Cela m’a également permis d’expérimenter un nouveau genre littéraire, car je n’avais jamais encore écrit de poésie.

Hélia Poncet — « Cardinaux Ordinaires »

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  • Peux tu te présenter rapidement ?

Individu de type Vosgienne lambda, âgée de 19 ans, qui respire, étudie (la socio et l’anglais à Nancy), lit, regarde et aime à intervalles réguliers. Entre autres nombreuses choses, comme beaucoup d’autres gens !

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature !

Depuis qu’on me l’a appris, je suppose ! C’est vrai que je griffonne depuis longtemps. J’ai grandi avec plus de livres que de Barbies et j’en suis assez reconnaissante. En plus de ma curiosité, j’ai eu aussi des très bonnes profs qui m’ont poussé à aller un peu plus loin que mon affinité particulière avec la littérature, à écrire pour quelqu’un d’autre que moi.
J’ai toujours essayé de garder une place spéciale pour les livres et l’imaginaire, et je suis loin de le regretter. Les livres ont été les premières pierres posées de mon « chez-moi », et la littérature reste une fenêtre ouverte sur d’autres mondes, une vraie bouffée d’air pur nécessaire au quotidien.
Et puis, plus on lit plus on découvre, et plus on découvre plus on s’ouvre à de nouvelles réalités. Plus on apprend à voir l’invisible, aussi.

  • Un roman, un auteur, un personnage favori ?

Difficile. S’il fallait choisir un « roman », ce serait celui, inachevé, d’Aragon. Pour sa cohérence et sa structure, qui le fait sortir des limites seules de la poésie pour raconter une histoire et une vie qui n’est qu’autre que la sienne.
Et, du côté des vivants, mon dernier coup de cœur : Mauvais Genre, une BD posant mots et dessins sur les frontières du genre et les maux de la guerre. L’œuvre est signée Chloée Cruchaudet.
N’oublions pas néanmoins que tout bouge et que ces titres sont ceux d’un moment précis, ont fait suite à d’autres, seront suivis de nouveaux. J’aurais pu également citer certaines œuvres de Bukowski, Teulé ou Schopenhauer qui m’ont marqué ces dernières années. Arrêtez-moi, mais lisez tout !

  • Un genre littéraire préféré ?

Assez logiquement peut être, la poésie. Avec une mention particulière pour son versant surréaliste que j’arpente avec plaisir et pour le travail de Boris Vian.
C’est super la poésie, on peut la lire à tout moment, garder le même recueil quinze ans et en lire chaque jour un nouveau. On peut jouer sur les mots mais avec elle, on joue surtout avec eux, ce qui est encore mieux. Elle peut aussi bien se faire musique qu’image. De plus, elle a cet avantage des formats courts : un symbolisme fort et la possibilité pour le lecteur de travailler à se faire sa propre interprétation du texte.
Néanmoins, je n’en oublie pas les autres genres qui sont autant de sources alimentant un même fleuve : celui de l’art.

  • Une citation qui te tient à cœur ?

« Comme ça exprès par accident ». Quelques mots perdus sans ponctuation qu’il me semblait avoir lu dans Demande à la poussière, de John Fante. Je me suis arrêtée sur ceux-ci et je les ai gravés dans ma tête, peut être imparfaitement. Quoi qu’il en soit, j’aime leur pouvoir synthétique ainsi que les hasards provoqués et les coïncidences pas si accidentelles auxquels cette citation fait référence.

  • Pourquoi as-tu participé au prix ?

J’ai décidé de participer à ce prix avec l’envie de sortir de mes cahiers et de m’investir aussi un peu ailleurs. Je m’y suis donc mise un peu sur un coup de tête, juste pour le plaisir d’écrire autrement, avec plus de contraintes que ce que je me pose habituellement.
C’était donc l’occasion d’écrire avec une visée différente, moins « héliacentrée » et allant plus loin que quelques bribes et vers collectés ci et là. J’avais envie d’évoquer un peu plus d’actualité, et d’approcher au moins un semblant d’universel et l’atemporel.
Ça m’a fait plaisir de vraiment me consacrer à un projet défini, de le voir évoluer et me porter plus loin que ce que je pensais à l’origine !

Héloïse Bardon — « Celle qui joue la morte »

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  • Peux-tu te présenter rapidement ?

Je suis Héloïse Bardon, étudiante à Sciences Po Lille en première année, après un an d’hypokhâgne et un bac littéraire (pas surprenant que j’écrive après ça). J’ai vingt ans et je suis aussi militante féministe et LGBT+.

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature!

J’écris de façon quotidienne (grâce un système de quotas qui est passé avec les années de 500 à 2500 mots par jour, presque comme Stephen King !) depuis quatre ans. J’écrivais avant de façon plus sporadique, des fanfictions, des petites nouvelles… J’ai participé à un certain nombre de concours de nouvelles, pour m’entraîner à imaginer des histoires. J’ai aussi écrit plusieurs romans dont un, « Reptilarium », a eu la chance d’être finaliste à un concours littéraire. Pour ce qui est de ma raison d’écrire, je n’en ai toujours aucune idée : une habitude – une habitude qui me fait du bien. Comme un entrainement sportif. J’aime créer des personnages, me documenter, découvrir et faire découvrir des mondes, des pays, des époques… Rattacher les sciences – tant de la nature qu’humaines, l’Histoire, les fictions, les essais, l’art… à des écrits. J’aime mettre tout ce que je vois, tout ce qui attire mon regard dans une histoire organisée et cohérente. Souligner ce qu’il y a d’absurde et d’incroyable dans les moments du quotidien. J’aime aller dans toutes les directions possibles, sans m’enfermer dans un type de lecture ou d’écriture en particulier.

  • Un auteur, un roman favori ?

Je n’ai aucun auteur préféré alors pour citer ceux que je préfère d’entre tous : Delphine de Vigan ( « rien ne s’oppose à la nuit » en particulier), Conan Doyle, Maurice Druon (pour ses « Rois Maudits » évidemment), Carole Martinez (« le coeur cousu »). Mais ces préférences varient avec les années et les découvertes alors c’est un top très provisoire.

  • Un genre littéraire préféré ?

Je n’ai pas un attrait particulier pour un genre littéraire, je fouine un peu partout. Mes études littéraires et un entourage grignoteur de livres m’ont permis de découvrir beaucoup et d’auteurs et d’ouvrages alors je n’ai pour l’instant aucun genre préféré, je reste curieuse. Plus qu’un genre de préférence, c’est une rencontre avec un auteur, avec un roman ou avec un recueil – souvent par hasard.

  • Une citation qui te tient à cœur ?

« Vous ne pouvez pas attendre l’inspiration. Vous devez la pourchasser avec une massue » attribuée à Jack London. Pour son côté drôle et ce qu’elle montre du travail d’écrivain.

  • Pourquoi as-tu participé au Prix ?

J’ai participé au prix par hasard. Je l’ai découvert grâce à deux étudiantes venues présenter dans notre cafétéria, quelques jours avant la fin du délai. Le défi que ça représentait – écrire dix pages alors que je manquais de temps et écrivait à côté – m’a motivée. J’aime participer à des concours de nouvelles, puisque je n’en écris pas particulièrement – voire pas du tout — hors de ces contextes. Je n’y arrive pas, tout simplement. Les concours me poussent à décliner un thème sur un nombre précis de pages, à être carrée. « Le masque » a résonné avec un podcast du magasine Slate – « voilà comment le monde entrave les femmes » – qui parlait de la condition de ces comédiennes forcées de céder à des magouilles sexistes pour un rôle, souvent ridicule. J’avais déjà écrit sur ce témoignage et lorsque j’ai appris pour le prix, j’ai trouvé immédiatement une résonance entre l’idée du masque et de cette femme qui en porte en permanence.