Nos suggestions si tu es en stage.

Intrigues à Giverny – Adrien Goetz

Au cours d’un dîner au musée Marmottant-Monet, auquel assiste la fameuse détective Pénélope, deux grandes connaisseuses de l’œuvre du peintre impressionniste disparaissent. Le lendemain, l’une est retrouvée morte tandis que l’autre est aperçue à Monaco par le compagnon de Pénélope – ville où doit avoir lieu l’achat d’une toile de Monet pour la célébration du mariage du prince Albert et de Charlène. Pénélope et son compagnon soulèvent alors de nombreuses interrogations et se rendent le plus vite possible à Monaco pour tenter de résoudre ce mystère.

C’est sur fond d’intrigue policière qu’Adrien Goetz apprend au lecteur la vie cachée de Monet, son amitié avec Georges Clemenceau, sa proximité avec le pouvoir. Quelle a été l’étrange vie du paisible .Monet ? A-t-il été espion pour le gouvernement ?  Vérité historique et intrigue romanesque se mêlent dans un roman à suspens très réussi.

Suggéré par Marc

 

La force des discrets – Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard – Susan Cain

« Un jour

Un jour je m’attendais moi-même

Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes

Pour que je sache enfin celui-là que je suis

Moi qui connais les autres »

 Apollinaire

 

Ça y est ! Vous l’avez eu le stage dont vous rêviez. Après quelques vaines tentatives où, bien qu’ayant été élégamment éconduit, vous avez bien compris que c’était votre personnalité qui était en cause. Vous avez donc mis en œuvre les bons conseils des uns et des autres : se montrer ouvert, jovial, et mettre en avant votre amour pour les travaux de groupe. Et bien vous avez tout faux…

Du moins, c’est ce que vous dirait Susan Cain. En partant d’un axe extraverti/introverti, elle tente dans ce livre de montrer que le curseur se situe à un niveau différent pour chacun de nous. Dans une société où l’extraversion, fût-elle purement factice, est devenue la norme, que valent des individus qui ont besoin de solitude pour se concentrer, préfère les têtes-à-têtes aux grandes fêtes et sont mal-à-l’aise lorsqu’il s’agit de parler en public. En poussant la comparaison entre les deux extrêmes, elles cherchent à montrer que les uns et les autres sont complémentaires, et plutôt que de bricoler une personnalité de façade, il s’avère souvent plus judicieux d’assumer celui que l’on est, d’en avoir mesuré les forces, la conviction, la persévérance, une plus grande attention pour autrui, et les faiblesses, difficulté à s’exposer, aversion au risque, pour en tirer pleinement partie.
Il n’est pas question d’être binaire, de ranger les individus dans des catégories, ni manichéens, d’avoir la folie de croire qu’un type de personnalité serait meilleur que l’autre, et ce d’autant qu’en plus d’un indéniable caractère, qui s’hérite puis se forme, les situations jouent un rôle important dans l’attitude que nous adoptons à l’égard des autres. Pour les moins à l’aise d’entre vous, Susan Cain se permet de livrer quelques moyens qui, dans la vie professionnelle et sociale, permet de s’adapter à des situations a priori plus difficiles pour les plus introvertis.

Un livre utile en somme, prêt à bousculer bien des lieux communs.

Suggéré par Damien