Le jury

Duteurtre

Benoît Duteurtre est un écrivain et essayiste français né le 20 mars 1960 à Sainte-Adresse en Seine Maritime.

Il partage sa vie entre l’écriture et la musique et obtient en 1979 une licence de musicologie. En 1982, il envoie ses premières esquisses de nouvelles à Samuel Beckett qui l’encourage à les publier. En parallèle, Benoît Duteurtre travaille également auprès de magazines divers et il publie son premier roman en 1985 : Sommeil perdu.

En 1995, il publie un essai sur la musique : Requiem pour une avant-garde qui crée une polémique importante en France et à l’étranger. Il critique principalement l’opacité trop forte de la musique contemporaine. Le journal Le Monde va même jusqu’à le qualifier de « révisionniste » et devra s’en excuser quelques temps plus tard.

En 1997, son roman – ou recueil de nouvelles, personne ne le sait vraiment – Drôle de temps reçoit le prix de la Nouvelle Académie française. Milan Kundera le qualifie de « drôle de livre », ne sachant lui-même pas s’il faut le classifier dans un genre2.

En 2001, il obtient le prix Médicis pour le roman Le Voyage en France qui est un succès auprès du public (50.000 exemplaires vendus).

Il écrit une quinzaine d’ouvrages qui se basent souvent sur différents aspects de la société française tournée soit en dérision, soit vue sous un aspect plus sombre (on retrouve ici l’influence de Houellebecq qu’il estime tout particulièrement) et parfois ont un caractère autobiographique assumé.

En 2014, son dernier roman : L’Ordinateur du paradis atteint la deuxième sélection pour le prix Goncourt.

En parallèle de sa vie d’auteur et d’éditeur (il est au comité de lecture aux éditions Denoël), il est également producteur et présentateur de l’émission hebdomadaire Etonnez-moi Benoît sur France Musique.

Il est également le présentateur du Concert du Nouvel An chaque 1er janvier sur France 2.

Lemaire

Jean-Pierre Lemaire est un poète français, né le 18 août 1948 à Sallanches, en Haute-Savoie. Fils d’un ingénieur de la SNCF, il a passé son enfance dans le Nord de la France dans un faubourg ouvrier qui a marqué son imagination d’enfant. Au sujet de son enfance il s’exprime ainsi : « Il m’arrive aujourd’hui de me dire que là était, d’une certaine manière, la vraie vie, que je n’ai pas su reconnaître au moment où elle m’était donnée, mais où je reviens périodiquement par la mémoire… un peu comme un diapason. »

Il n’a pas particulièrement été, dans son enfance, un grand lecteur. Passionné par la musique, avec une préférence pour Beethoven, il rêvait de devenir musicien et a appris très tôt à jouer du piano. Son contact avec la littérature a commencé en classe de troisième quand il a découvert les œuvres de Corneille et de Claudel. C’est donc vers une autre forme de musique qu’il s’est tourné, vers la musique des vers. « J’ai pris la poésie comme une façon de faire de la musique avec ces notes pesantes, volumineuses, avec les choses, presque, avec cette vie que le chant des mots soulève si difficilement. », s’exprime-t-il dans Marcher dans la neige (Bayard, 2008)

Il se dirige donc après son bac vers des études littéraires et il intègre l’Ecole Normale Supérieure puis obtient son agrégation de lettres classiques. Il deviendra par la suite professeur de littérature en classes préparatoires à Henri IV et à Sainte-Marie de Neuilly.

Sa carrière de poète commence à l’âge de vingt-quatre ans, quand il publie son premier recueil, Les Marges du jour, qui est très bien accueilli par la critique, et notamment par Philippe Jaccottet dans la NRF, qui analyse très justement sa poésie : « J’entends là une voix totalement dépourvue de vibrato, miraculeusement accordée au monde simple, proche et difficile dont elle parle et qu’elle essaie calmement, patiemment de rendre encore une fois un peu plus poreux à la lumière. Avec une modestie de ton, une justesse, mais aussi une tendresse (sans ombre de sentimentalisme ni de mièvrerie) que je n’avais plus entendues dans la poésie française depuis Supervielle, qui eût aimé infiniment ce livre. »

Enfin, la poésie de Jean-Pierre Lemaire se caractérise aussi par une « souche chrétienne » (Pierre Oster) qui alimente son œuvre. Jean-Pierre Lemaire a en effet connu une crise existentielle quand il s’est rendu à Lourdes à l’âge de vingt-quatre ans et il a d’ailleurs raconté sa conversion au catholicisme dans son ouvrage Bernadette Soubirous, La plus secrète des saintes.

Jean-Pierre Lemaire a reçu trois distinctions pour son œuvre poétique : le Prix Max Jacob en 1985, le Grand Prix du Mont Saint-Michel en 1994 et le Grand Prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre en 1999.

L'Homme

Erik L’Homme est un écrivain français né le 22 décembre 1967 à Grenoble.

Dans son enfance, ses parents l’initient à différentes formes de littérature : sa mère distille chaque soir les chapitres de romans comme Nils Holgersson, tandis que son père le plonge dans l’univers des chevaliers.

Son goût pour le Moyen-Âge perdure puisqu’il obtient une maîtrise d’histoire médiévale ; et l’influence de Chrétien de Troyes apparaît tout particulièrement dans l’un de ses derniers romans, Le Regard des Princes à Minuit.

Cette maîtrise en poche, il part découvrir l’Asie avec son frère, dans un voyage qu’il considère comme une fuite. Ce n’est qu’après plusieurs années qu’il revient en France et entreprend l’écriture de son premier roman, autour du royaume de Chitrâl où il a vécu pendant deux ans. A ce premier roman fera écho, en 2010, Des pas dans la neige, un récit d’aventure se déroulant dans l’Hindou Kouch et racontant une initiation personnelle à la fois dure et humoristique.

En 2001 paraît le premier tome du Livre des Etoiles, qui lui permet de remporter le Prix Jeunesse du Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges. Cette trilogie, qui sera vendue à 650 000 exemplaires et traduite en 26 langues, fait sa notoriété. Des thèmes récurrents de l’œuvre d’Erik L’Homme y apparaissent déjà : la relation maître-élève, la chevalerie, et l’importance de valeurs telles que le courage et la loyauté.

Par la suite, il écrit encore une petite dizaine d’ouvrages, parmi lesquels deux trilogies : Les Maîtres des Brisants et Phænomen. L’an dernier, il a publié le premier tome de sa quatrième trilogie, Terre-Dragon, et revient donc à la fantasy, registre qui permet à son imaginaire de « s’ébattre au milieu de royaumes inventés, de filles à sauver, de monstres à combattre ».

Erik L’Homme est amateur de boxe et de longues marches.