Héloïse Bardon — « Celle qui joue la morte »

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  • Peux-tu te présenter rapidement ?

Je suis Héloïse Bardon, étudiante à Sciences Po Lille en première année, après un an d’hypokhâgne et un bac littéraire (pas surprenant que j’écrive après ça). J’ai vingt ans et je suis aussi militante féministe et LGBT+.

  • Raconte-nous ta passion pour l’écriture et la littérature!

J’écris de façon quotidienne (grâce un système de quotas qui est passé avec les années de 500 à 2500 mots par jour, presque comme Stephen King !) depuis quatre ans. J’écrivais avant de façon plus sporadique, des fanfictions, des petites nouvelles… J’ai participé à un certain nombre de concours de nouvelles, pour m’entraîner à imaginer des histoires. J’ai aussi écrit plusieurs romans dont un, « Reptilarium », a eu la chance d’être finaliste à un concours littéraire. Pour ce qui est de ma raison d’écrire, je n’en ai toujours aucune idée : une habitude – une habitude qui me fait du bien. Comme un entrainement sportif. J’aime créer des personnages, me documenter, découvrir et faire découvrir des mondes, des pays, des époques… Rattacher les sciences – tant de la nature qu’humaines, l’Histoire, les fictions, les essais, l’art… à des écrits. J’aime mettre tout ce que je vois, tout ce qui attire mon regard dans une histoire organisée et cohérente. Souligner ce qu’il y a d’absurde et d’incroyable dans les moments du quotidien. J’aime aller dans toutes les directions possibles, sans m’enfermer dans un type de lecture ou d’écriture en particulier.

  • Un auteur, un roman favori ?

Je n’ai aucun auteur préféré alors pour citer ceux que je préfère d’entre tous : Delphine de Vigan ( « rien ne s’oppose à la nuit » en particulier), Conan Doyle, Maurice Druon (pour ses « Rois Maudits » évidemment), Carole Martinez (« le coeur cousu »). Mais ces préférences varient avec les années et les découvertes alors c’est un top très provisoire.

  • Un genre littéraire préféré ?

Je n’ai pas un attrait particulier pour un genre littéraire, je fouine un peu partout. Mes études littéraires et un entourage grignoteur de livres m’ont permis de découvrir beaucoup et d’auteurs et d’ouvrages alors je n’ai pour l’instant aucun genre préféré, je reste curieuse. Plus qu’un genre de préférence, c’est une rencontre avec un auteur, avec un roman ou avec un recueil – souvent par hasard.

  • Une citation qui te tient à cœur ?

« Vous ne pouvez pas attendre l’inspiration. Vous devez la pourchasser avec une massue » attribuée à Jack London. Pour son côté drôle et ce qu’elle montre du travail d’écrivain.

  • Pourquoi as-tu participé au Prix ?

J’ai participé au prix par hasard. Je l’ai découvert grâce à deux étudiantes venues présenter dans notre cafétéria, quelques jours avant la fin du délai. Le défi que ça représentait – écrire dix pages alors que je manquais de temps et écrivait à côté – m’a motivée. J’aime participer à des concours de nouvelles, puisque je n’en écris pas particulièrement – voire pas du tout — hors de ces contextes. Je n’y arrive pas, tout simplement. Les concours me poussent à décliner un thème sur un nombre précis de pages, à être carrée. « Le masque » a résonné avec un podcast du magasine Slate – « voilà comment le monde entrave les femmes » – qui parlait de la condition de ces comédiennes forcées de céder à des magouilles sexistes pour un rôle, souvent ridicule. J’avais déjà écrit sur ce témoignage et lorsque j’ai appris pour le prix, j’ai trouvé immédiatement une résonance entre l’idée du masque et de cette femme qui en porte en permanence.

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