Sélection de la Saint-Valentin 2017

L’équipe d’EDHEC Littérature vous propose sa sélection de critiques sur le thème de l’amour ; histoires courtes, longues, tragiques, classiques ou modernes…

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Une Voix dans l’Ombre — Nora Roberts

Cilla est une femme indépendante. Animatrice radio à succès, cette self-made woman ne doit son succès qu’à son travail acharné et à son talent. Mais lorsqu’un inconnu commence à la harceler au travers d’inquiétantes menaces téléphoniques sur son lieu de travail, elle doit bien se résoudre à faire appel à la police. C’est l’agent Boyd Fletcher qui est chargé de la protéger et Cilla est bien décidée à ne pas faciliter la tâche de cet homme séduisant, pour qui cette mission va bientôt devenir une affaire beaucoup plus personnelle.

Critique proposée par Cathy

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Le Marchand de Venise – W. Shakespeare

Comme toutes les comédies, et spécialement les comédies romantiques de Shakespeare, Le Marchand de Venise est la lecture idéale pour toute personne aimant l’action et les rebondissements. C’est une pièce terriblement agréable à lire et dont les tirades vous feront forcément sourire. Et la belle romance entre Portia et Bassiano n’empêche en aucun cas Shakespeare d’aborder en arrière-plan des thématiques plus sérieuses telles que l’usure ou l’aspect marchand de la ville de Venise. C’est malgré tout une pièce assez légère par certains aspects : il ne vaut mieux pas prendre au sérieux le portrait que fait Shakespeare du juif usurier Shylock. A lire d’une traite !

Critique proposée par Hortense

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Le Jeu de l’Amour et du Hasard — Marivaux

Rien de mieux que Marivaux pour se mettre dans l’ambiance de la Saint-Valentin avec le Jeu de l’amour et du hasard. Cette pièce en trois actes reprend la thématique bien connue de l’amour pur, véritable, sincère. Deux jeunes nobles, Silvia et Dorante, ne se connaissent pas mais sont pourtant tous deux promis l’un à l’autre. Afin d’examiner leur parti à leur guise, ces derniers vont échanger leurs identités avec leurs valets, Lisette et Arlequin. Si les domestiques s’essayent volontiers à l’exercice de la séduction, les maîtres sont quant à eux horrifiés par l’attitude du partenaire qui leur est destiné. Jusqu’au dénouement final…

Critique proposée par Arthur

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Premier Amour — Samuel Beckett

L’absurde. Voici un mot que Beckett utilise très peu, mais exploite grandement. Premier Amour, nouvelle composée directement en français par l’auteur irlandais, découvre le heurt entre le sentiment amoureux et le personnage de l’absurde. A la première personne, le narrateur pense sa vie sans l’éprouver. Sa famille le vire du foyer familial, apparemment. Il erre. Il croise une fille, une femme, dont il ne distingue pas les traits. Son souvenir l’agace, comme une épine dans la plante du pied agacerait.
On le comprend à un moment. Peut-être pas. Mais c’est l’histoire absurde de comment une putain a semé le sentiment chiant de l’amour dans l’esprit d’un quasi-Meursault (L’Etranger, Camus), qui rappelle l’absurde de Ionesco, et dont les mots sont de Beckett.

Critique proposée par Mohamed

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Jeux Interdits — François Boyer

France, été 1940. Du nord-est vers le sud du pays, affluent des millions de réfugiés fuyant l’invasion allemande ; c’est l’Exode. La petite Paulette perd ses parents sur la route, fauchés par les rafales des Stukas allemands qui harcèlent sans cesse les populations en fuite. Elle s’enfonce alors dans la campagne au hasard des routes, avant de trouver refuge chez une famille de paysans. Ce faisant, elle rencontre Michel, l’un des fils de la famille. Fasciné par Paulette autant que Paulette semble fascinée par la mort, le petit garçon l’observe, la couve, la suit, accepte de rentrer dans ses délires obscurs de gamine. Alors que disparaissent une à une les croix du cimetière, un amour innocent et enfantin naît et se développe timidement.

Une histoire émouvante, déchirante, qui se lit rapidement, où l’amour et la mort sont étroitement mêlés. François Boyer rend parfaitement l’horreur de ce passage méconnu de la Seconde Guerre Mondiale, à travers le regard confus d’une fillette livrée à elle-même.

Ce livre a d’ailleurs eu droit à une adaptation au cinéma signée René Clément, dont le visionnage est fortement conseillé, non seulement pour la qualité incroyable des jeux d’acteurs, mais aussi pour la bande originale qui a marqué les mémoires.

Critique proposée par Pauline

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Le Livre de Dina — Herbjorg Wassmo

A l’âge de 16 ans, Dina est une jeune fille fougueuse et ardente, qui porte en elle le terrible crime d’avoir tué sa mère par accident à l’âge de 4 ans. Une fois mariée au meilleur ami de son père, de 30 ans son aîné, commence la mue de cette héroïne captivante, qui passe de l’état d’enfant sauvage à celui d’une femme libre et épanouie. Sans cesse poursuivie par ses démons, Dina voit sa vie bouleversée profondément lorsqu’elle rencontre un voyageur russe qui suscitera une passion nouvelle dans son coeur, non sans déchaîner de nouveaux dangers. En effet, une part de mystère enveloppe cet étranger venu dans le grand nord danois à des fins pour le moins troubles…

Critique proposée par Hana

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