Pour ceux qui ont envie de réfléchir

Vous aimez réfléchir aux mystères de l’univers, ou encore vous interroger sur le sens de la vie quand vous lisez vos romans? Amoureux de la philosophie et de la métaphysique, notre sélection est faite pour vous!

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La Condition Humaine – André Malraux

Shanghaï, année 1927 : les forces communistes sont sur le point de prendre la ville au gouvernement en marche de Chang-Kaï-Shek. Les concessions française, britanniques s’alarment : qu’arrivera-t-il lorsque Shanghaï puis le reste de la Chine basculeront dans l’inconnu ? Au milieu de ce conflit historique, Malraux dresse les portraits de personnages en exil, tourmentés par leurs vices, leurs passions, et en proie à ce mal humain qu’est la volonté de puissance. Que l’on suive Tchen, le rebelle idéaliste, ou Kyo, l’homme fortifié par l’amour plus que la domination, il est impossible de ne pas tomber sous le charme de cette histoire violente, et résolument humaniste.

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Meursault, contre-enquête – Kamel Daoud

« Aujourd’hui, M’ma est encore vivante ». Cette première phrase fait écho à celle de l’Etranger de Camus « Aujourd’hui, ma mère est morte ». Ce n’est pas par hasard. Dans l’Etranger, Meursault tire cinq fois et assassine un arabe sur une plage abandonnée sans nom et sans visage, sans que cet acte ne soit porté à sa charge. Ceux qui le jugeront ne lui reprocheront seulement de n’avoir pas pleuré sa mère.
Kamel Daoud donne une voix à Haroun, frère de ce mort ignoré, qui narre le jour de la mort de celui-ci et le destin de sa famille et lui. Au cœur de la ville d’Oran, on est entrainé comme dans un roman policier à comprendre le pourquoi de ce crime exemplaire, ne croyant plus qu’il ait pu être commis simplement « à cause du soleil ». Et pourtant… Haroun a tué un Français quelques jours après l’indépendance. Lui aussi est athée et rejette son pays. Les parallélismes se créent. L’étranger, c’est désormais lui.
Magnifique roman de l’absurde, plein de couleurs et de cynisme, Meursault contre-enquête est un bonheur à lire ! Prix Goncourt du premier roman en 2014, il plaira aux passionnés de voyages.

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La Vague – Todd Strasser

Ce roman raconte une expérience qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Ben Ross, un professeur d’histoire, veut illustrer les mécanismes du nazisme à ses élèves. Pour se faire, il lance un mouvement au slogan « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ». Les élèves se prennent au jeu. Très vite le professeur ne fait plus qu’un avec son personnage de leader totalitaire, encouragé par des élèves dociles totalement sous ses ordres. Un livre sur la manipulation des masses et l’amour de l’appartenance.

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Un homme – P. Roth

Dans ce roman autobiographique, P.Roth retrace la vie d’un ancien publicitaire new-yorkais dont l’état de santé se dégrade de jour en jour à mesure que la maladie le gagne et que son désir se ternit. Approchant inéluctablement la mort, il essaye de trouver en vain un quelconque motif de satisfaction en se penchant sur son existence passée : une carrière à succès, trois mariages chaotiques et des enfants qui le renient. P.Roth s’aventure avec audace sur le territoire du corps, un corps qui finalement nous trahit et nous mène à la solitude la plus totale. Il signe là son œuvre la plus tragique, la plus désespérée, la plus noire dont il puise la force dans son vécu.

 

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Le Bleu du ciel – Georges Bataille

Comment supporter la vacuité d’une vie dans un monde aussi morne que le nôtre ? Il peut être plus humain, plus supportable je veux dire, de mener une vie d’excès dans un monde qui s’écroule. C’est ce qu’a pensé Georges Bataille pour le protagoniste du Bleu du Ciel, Henri Troppman, qui s’épuise au vice. S’évertuer au vice, au dégoûtant, est sa réponse au dégoût ressenti face au désordre mondial de la fin des années 1930. Aux côtés de Dirty, Lazare et Xénie, Troppman se délecte de sa belle misère dans ce triangle, indispensable au schéma abyssal de sa vie : il admire infiniment la première, déteste la seconde et n’est pas certain d’aimer la troisième. On saura que c’est suite à un sentiment d’étouffement et de frustration, ressenti à l’écriture infructueuse d’un essai intitulé « Le fascisme en France », que Bataille créait Henri Troppman, ignorant que « Le Bleu du Ciel » serait un meilleur essai sur la crise de ces années-là.

 

Critiques proposées par Hana, Juliette, Hortense, Arthur et Mohamed

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